Un grand merci à l’équipe du Citadium !

Ainsi qu’à tous les intervenants créateurs , artistes ,  partenaires , presse , staff ainsi que nos ami(e)s

Merci à vous !

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Du 1er octobre 2009 au 4 janvier 2010

Depuis début Octobre, le Citadium accueille le nouveau concept store éphémère La Boite de Jour.

Imaginé et créé par Sabrina Rasoloniaina de Gio&Ikuko, cet espace met en avant une kyrielle de jeunes créateurs issus de la scène urbaine underground. Avec la forêt en fond de thème, La Boite est entièrement décorée de sculptures cartonnées géantes nous invitant ainsi à la rêverie et au monde de l’enfance. Le résultat est franchement réussi et nous avions tous hâte de shopper de “l’avant-garde” et de voir une offre davantage décalée et créative au Citadium.
En constante effervescence, La Boite de Jour nous séduit par sa sélection pointue de créateurs mode sans cesse renouvelés (Andrea crews, Girls from omsk, Tata Christiane…), des expos, concerts et DJ set.

Actuellement, vous pourrez y découvrir une vidéo sur la thématique de la forêt réalisée par l’artiste berlinoise Anastasia Freygang. Et jusqu’au 30 Octobre, l’illustrateur Artus y présente sa nouvelle performance “Consumérisme” où l’artiste est enfermé dans une boîte de 90×90×1,90m durant les heures d’ouverture du shop. Totalement coupé du monde, ce dernier s’interroge sur la société de consommation que nous constituons.

(texte by Julie from Bandit magazine)

Les expos :

du 1 au 15 octobre Veenom du 9 ème concept et Marc Sich

Veenom

Marc Sich

Marc « Sich » viendra exposer ses oeuvres du 1er au 15 octobre dans l’espace « La boite de jour » et présentera aussi sa dernière collab’ avec la marque Th Gallery So stay tunned les teesh seront dispo à la boutique soon soon

Marc “Sich” rejoint la liste des artistes urbains qui se sont taillés une réputation en utilisant la rue comme premier support de leurs oeuvres.

Sa rencontre avec l’artiste Jean Faucheur, un des co-fondateurs des frères Ripoulin, le conduit à jeter des ponts entre sa pratique de graffeur, sa connaissance du graphisme et son intérêt pour l’art contemporain.

Il met en évidence l’art du portrait en inaugurant tout un éventail de techniques, principalement à travers l’isolation et l’épuration de l’image, ses détournements, et par l’emploi de couleurs vives traduisant la violence visuelle si commune à la culture de masse.

Les images de Sich semblent assez simples dans un style très épuré. Précisément grâce à cette simplicité, elles ont non seulement un impact visuel immédiat très fort, mais possèdent aussi le rare pouvoir de véhiculer un sens.

La représentation des dispositions de l’âme, des sentiments et des passions, constitue l’une des quêtes majeures de l’artiste. Le sourire, comme expression de l’humeur et de l’esprit occupe donc une place particulière dans ses oeuvres.

Du 15 octobre au 30 octobre Artus de La Villéon

« Il y a un moment ou les idées cessent d’être bonnes pour être juste nécessaires. C’est le moment ou la perte de sens devient la plus évidente, et parfois aussi la plus intéressante, socialement, artistiquement, et humainement ». Artus.

Parallèlement à ses expositions en galerie, l’artiste Artus de Lavilléon – connu pour ses dessins en noir et blanc et ses collaborations avec des marques (Levi’s, Yves Saint Laurent, Sony, Jean Charles de Castelbajac, Lazy Dog, Corinne Cobson, …) – a au cours des années passées, réalisé un certain nombre de performances et d’installations dans des boutiques ou des lieux dont l’activité n’était pas dédiée à l’art.

Sa performance la plus remarquée s’est déroulée dans les vitrines du Printemps à la rentrée 2000, dans le cadre de l’exposition « Excentriques », où Artus vécut durant une quinzaine de jours devant une foule curieuse, un peu avant que le phénomène de télé-réalité n’envahisse nos petits écrans.

Pour l’Espace de Sabrina Rasoloniaina (sur une invitation de Manuel Angot) à Citadium, il propose de vivre caché pendant les heures d’ouverture, dans une boite fermée de dimension humaine (0,90 x 0,90 x 2m), entièrement habillé de blanc, non loin d’un tableau où l’on peut lire le mot « Consumérisme ».

Bien que la mention « Un homme vit et dort caché dans un stand quelque part dans le magasin, pendant 15 jours » soit écrite sur la vitrine, rien n’indique dans le magasin de quel stand il s’agit.

Son idée: vivre de rien et sans rien pendant la durée de l’exposition, et se couper du monde sans qu’aucun stimuli extérieur (téléphone portable, livres, films…) ne vienne troubler sa méditation à l’exception de la presse écrite du jour.

De façon à ne pas interrompre sa performance, une boite du même type sera installée à son domicile, équipée uniquement d’une table, d’une chaise, et d’une machine à écrire sur laquelle chaque soir Artus consignera ses impressions et ses souvenirs.

Comme Artus a coutume de le faire dans son travail, dont l’un des principes consiste à archiver le quotidien et à créer les situations qui le subliment, cette performance montre comment l’artiste s’inscrit aujourd’hui dans le monde pour en être le témoin privilégié.

Ainsi, pour lui, l’artiste n’est plus celui qui crée mais celui qui s’approprie des évidences, et sa soumission face à un monde de plus en plus régit par le consumérisme, se verra dépassée par sa capacité à le réinventer.

« Quand il y a presque dix ans, je me suis installé dans les vitrines du Printemps pour parler du phénomène de télé-réalité qui s’apprêtait à envahir le petit écran, et nos vies, j’ai choisi de le faire devant la peinture « pornographie », et ai écrit : « la pornographie, c’est ce qu’on fait des choses ». Aujourd’hui, cette pornographie est devenue notre quotidien, et la quête de reconnaissance n’a jamais été aussi grande. Lorsque Emmanuel Angot m’a proposé d’exposer des œuvres chez Citadium, j’ai choisi de montrer le décalage qu’il existe entre l’artiste qui a besoin de vivre de son travail, et la force de récupération de la société qui fait que « plus rien n’a de sens puisque tout est un produit », contre culture comprise. Mon projet était d’installer une cabane de clochard ou sein du stand de mon ami et d’y vivre, mais je suis vite revenu sur cette première idée, trop visible, trop évidente, difficilement vendable, pour décider de dormir dans un présentoir, à tee-shirt, bijoux, sacs…, pendant la quinzaine de jours que durerait ma performance. De me rendre invisible, non loin d’une peinture où il serait écrit « consumérisme » en larges lettres blanches sur fond rouge. Puis, le soir, de rentrer chez moi, où une cabane du même genre aura été installé, et d’y travailler, coupé du monde extérieur, sans accès à aucune technologie, sauf une machine à écrire et du papier. Ni téléphone portable, ni livres, ni films, ne venant me perturber, juste le journal acheté en costume blanc sur le chemin de ma boite.

Il y a quelques temps ma mère est morte chez elle après avoir écrit sur sa porte « bienvenue à l’impasse de la lucidité ». À la fin d’une vie bien remplie, et déçue par le monde, Maryse Lucas s’était clochardisée chez elle, et a fini ses jours, sans sortir, entourée de marginaux qui, comme elle, étaient rongés par leur incapacité à changer les choses. Je crois que l’on peut changer les choses. A l’instar de l’art conceptuel des années 70 (Chris Burden, Adrian Piper), je pense que nos actions créent un référent qui n’est pas dénué de poids politique. Pourquoi montrer de nouvelles œuvres quand notre vie et notre art ne font qu’un. Si le spectacle est la dernière aventure contemporaine, cela veut-il pour autant dire que l’on ne puisse le dénoncer ? »

Artus de Lavilléon